À PROPOS

 

«Le théâtre, c’est la poésie qui sort du livre

pour descendre dans la rue.»

Federico Garcia Lorca

«Plus d’une voix» s’inspire du concept du «Plus d’un» développé par Jacques Derrida. L’idée est que je ne suis pas «un», une identité sûre et fermée. Au contraire, je suis une forme souple, traversée par de nombreuses identités. Cette diversité crée une dynamique intérieure. J’écoute ce qui se joue à l’intérieur de moi, ce qui me fait quelque chose. 

Les textes que nous choisissons nous ont fait quelque chose. Un je-ne-sais-quoi qui nous agite et nous émeut. Nous tentons de toucher cet endroit pour le faire entendre. Plus l’endroit est précis et plus il est susceptible de trouver un écho dans le public. Cette nécessité est faite de sons, de corps, de voix. 

Que ce soit celle de Simon, de la Blanchotte (Ce jour-là), d’Odile et Lila (Rien ne meurt), ou de Phèdre, d’Hippolyte, d’Œnone (Phèdre).

 

Chacun poursuit un accomplissement intime. Tous sont percutés par la réalité, les obligations, la honte. Et pourtant chacun de ces personnages tente d’ouvrir la vie pour qu’elle ne soit pas ce noir tunnel où tout est joué d’avance. Nous avons choisi ces histoires de fille, de fils, de mère incestueuse, parce qu’elles concentrent une expérience humaine qui demande à exister et à ce que quelqu’un en soit témoin.